Sortie tandem à PARIS un 15 Août

07/09/2017 00:00
ortie tandem à PARIS un 15 Août
 
Récit de la sortie en tandem d’Echappées Belles en plein Paris au mois d’août.  Daniel n’a pas son pareil pour décrire tout ce que nos yeux n’ont plus l’habitude voir dans la profusion architecturale de la capitale. A Paname, les pilotes en prennent plein les mirettes pendant que les passagers font le plein d’informations. Et réciproquement. Tout le monde est content 
 
A Paris à vélo le 15 Août, on ne dépasse pas les autos, il n’y en a pas ou très peu. Nous partirons de la Cipale, vélodrome porte de Vincennes. 
 
Allons jeter un coup d’œil au musée, anciennement de l’Océanie et des colonies, qui a été dépouillé, dévalisé au profit du Quai Branly, musée de la Chiraquie ; haute façade derrière un alignement de fines colonnes à section carrée,  très chargée en sculptures, un entremêla de tout ce que l’on peut voir dans ces lointaines contrées, Asie, surtout Afrique, d’imposants éléphants, lions chassant gazelles, crocodiles, volatiles de toutes sortes, indigènes en  pirogues sur un fleuve descendant des montagnes à la végétation luxuriante. 
 
 
Nous sommes sur les boulevards extérieurs, porte Dorée. Entrons dans Paris par la promenade plantée, trace du chemin de fer à vapeur, la ligne des roses, reliant  la proche province à Paris Bastille. Quelques plantations en terrasse ont été réalisées, puis à la nature de terminer les travaux, entreprise du mieux réussie, un long couloir très végétalisé, ruban « sauvage » parsemé d’une ancienne cabine de surveillance, deux tunnels, une grande pelouse, avant de se hisser par une élégante passerelle sur les arcades de Daumesnil. Quittons-la en passant devant le quadrant solaire planté en bordure du jardin de Reuilly. Sur les grilles de celui-ci, les photos du quartier, avant et aujourd’hui, commentées avec nostalgie par un papy relogé dans un 13 m2, de grandes  bâtisses simples, hautes de 12 et 15 étages plongent leurs regards sur nous. 
 
Empruntons la rue Montgallet, vous avez un problème d’ordinateur, c’est ici ! A 100 m le passage Stinville bordé de deux immeubles  modernes aux balcons en enfilades, façade flanquée de longues plaques métalliques finement ciselées imitant des lianes quelque peu envahissantes. Ici rendons visite à la grosse baleine bleue, fontaine  du square St Eloi. Petit espace vert, très fleuri aux couleurs vives, cèdre côtoyant d’autres essences, un immeuble, tout lisse, maisons Merlin cage à lapins, de 16 étages le borde sur un quart, les autres plus parisiens sont plus éloignés.  Haut de la rue de Reuilly, à droite une immense serre de 3 étages, en trompe l’œil agrémente un mur borgne. 
 
Traversons pour se faufiler dans l’impasse Mousset, havre entretenu sauvage, en bordure de ce quartier de hautes bâtisses érigées après les coups de pelleteuses sans état d’âme. Un peu plus bas un passage étroit, le long du square St Charles, donne accès au boulevard Diderot, puis à la Nation où trône en son centre une allégorie en bronze de Dalou, char surmonté d’une sphère portant une femme, la république, tiré par 2 lions aidés par des représentations humaines  de l’abondance, du corps ouvrier, de la justice. Plus loin, aux abords de la place de la Réunion, des petites rues bordées de maisons basses et d’impasses en arête de poisson, nous mènent sur la butte du village de Charonne. Autrefois il y avait des vignes d’où rue des Vignoles. Rue Vitruve, une énorme salamandre, sculpture, grimpe en haut d’un mur sans nous regarder, elle est arrivée au 5 ème étage. A quelques numéros un petit hommage à Barbara qui a vécu plusieurs années dans ce quartier sous la bénédiction, en son point haut, de la petite église St Germain de Charonne, entourée de son cimetière, la seule dans Paris. Ici rencontre improbable d’un ancien venu fleurir et entretenir sa future demeure, et celles qui accueilleront ses amis, futur occupants.   Il nous est conté la vie de ce jardin des souvenirs et de ses occupants. Les fils de Malraux, et d’autres Noms, y ont pris résidence. Le père dit Magloire y séjourne, modeste mais illustre  roi des comptoirs du village, à qui ses compagnons de soirées  ont offert un magistral caveau, où trône un piédestal  surmonté d’un bronze sur pieds de J.J. Rousseau, provenance mystérieuse ; et puis il y a le petit fusillé …. Ne racontons pas tout, restez sur votre faim, il reste du chemin. 
 
 
Nous arrivons maintenant porte de Bagnolet, en haut d’une petite butte, un îlot  pavillonnaire domine le boulevard extérieur, des maisons toutes différentes, en meulières, briques, pierres, avec petites courettes verdoyantes en façade, se dressent autour d’une rue circulaire. En prenant par le nord, station métro St Fargeau, début rue Haxo, un arrêt devant un superbe trompe l’œil, la façade d’un immeuble de 5 étages reproduite sur le pignon borgne, avec un pompier, en haut d’une grande échelle, portant secours à un matou ayant le vertige sur une arche au 4ème étage … à moins de 2 mètres on est  bluffé. Une mamie, nous écoutant, révèle habiter à 200 m et n’avoir jamais remarqué la grande échelle, et bien moins le mistigri. 
 
Filons rue de Belleville, stop, ce n’est pas un feu, un mur en haut duquel les têtes de personnalisés sont peintes. Plus bas, Place Fréhel une grande fresque, un détective accroupi, aux dimensions d’un géant, est en besogne, sur un autre immeuble des mannequins, grandeur nature, installent une énorme ardoise avec l’inscription : « il faut se méfier des mots », l’un travaille sur une nacelle, l’autre se tient en haut du toit. Prenons l’avenue Bolivar pour visiter le parc des Buttes Chaumont. C’est la montagne à Paris, à l’emplacement d’anciennes carrières de gypse, dessiné par Belgrand, sous les directives du baron Haussmann et mis en œuvre par le jardinier Halphen, dont la statue se trouve en haut de l’avenue Foch. C’est un haut lieu des parcs parisiens. On y voit, se dessiner sur ses pentes, de petits alpages bordés d’arbres, sillonnés tantôt de torrents qui sautent ou creusent de multiples rochers, tantôt des chemins en lacets, ici une très haute falaise surmontée d’un petit temple surplombant un lac, là une grotte creusée par une  haute cascade admirablement réalisée, ou un pont suspendu, un pont de pierres tout là haut dominant une rivière qui se jette dans le lac …. Allez y faire un tour ! L’heure tourne, le retour s’impose, toutefois sans omettre de se glisser dans l’insolite passage du Plateau, ruelle à peine plus large qu’un guidon de vélo, avant la descente vers le canal St Martin et ses passerelles japonisantes, ses multiples écluses. 
 
On aura alors traversé la place du colonel Fabien, grand immeuble circulaire tout en verre et siège du Parti Communiste Français, un peu plus bas l’hôpital St Louis, le plus vieux de Paris, datant de Henri IV  il me semble. Au bout du canal, la place de la Bastille où s’époumone, en silence, le petit génie tenant bien haut sa trompette. La porte de Charenton marque la fin … on remballe … à la prochaine.  Un arrêt collation fût nécessaire dans le village de Charonne, sur une placette ombragée par un énorme magnolia, face à la petite boutique permanence du P.C., un resto sympa et de bonne cuisine, Le Magnolia d’Eden, à retenRécit de la sortie en tandem d’Echappées Belles en plein Paris au mois d’août.  Daniel n’a pas son pareil pour décrire tout ce que nos yeux n’ont plus l’habitude voir dans la profusion architecturale de la capitale. A Paname, on croise l’isolite à tout les coins de rue. Les pilotes en prennent plein les mirettes pendant que les passagers font le plein d’informations. Et réciproquement. Comme ça, tout le monde est content !  Récit de la sortie en tandem d’Echappées Belles en plein Paris au mois d’août.  Daniel n’a pas son pareil pour décrire tout ce que nos yeux n’ont plus l’habitude voir dans la profusion architecturale de la capitale. A Paname, on croise l’isolite à tout les coins de rue. Les pilotes en prennent plein les mirettes pendant que les passagers font le plein d’informations. Et réciproquement. Comme ça, tout le monde est content !  Récit de la sortie en tandem d’Echappées Belles en plein Paris au mois d’août. Daniel n’a pas son pareil pour décrire tout ce que nos yeux n’ont plus l’habitude voir dans la profusion architecturale de la capitale. A Paname, on croise l’isolite à tout les coins de rue. Les pilotes en prennent plein les mirettes pendant que les passagers font le plein d’informations. Et réciproquement. Comme ça, tout le monde est content !  

Récit de la sortie en tandem d’Echappées Belles en plein Paris au mois d’août. Daniel n’a pas son pareil pour décrire tout ce que nos yeux n’ont plus l’habitude de distinguer dans la profusion architecturale de la capitale. A Paname, on croise l’isolite à tous les coins de rue. Les pilotes en prennent plein les mirettes pendant que les passagers font le plein de sensations et d'informations.

A Paris à vélo le 15 Août, on ne dépasse pas les autos, il n’y en a pas ou très peu. Nous partirons de la Cipale, vélodrome porte de Vincennes. 
 
Allons dabord jeter un coup d’œil au musée, anciennement de l’Océanie et des colonies, qui a été dépouillé, dévalisé au profit du Quai Branly, musée de la Chiraquie ; haute façade derrière un alignement de fines colonnes à section carrée,  très chargée en sculptures, un entremêla de tout ce que l’on peut voir dans ces lointaines contrées, Asie, surtout Afrique, d’imposants éléphants, lions chassant gazelles, crocodiles, volatiles de toutes sortes, indigènes en  pirogues sur un fleuve descendant des montagnes à la végétation luxuriante. 
 
 
 
Nous sommes sur les boulevards extérieurs, porte Dorée. Entrons dans Paris par la promenade plantée, trace du chemin de fer à vapeur, la ligne des roses, reliant  la proche province à Paris Bastille. Quelques plantations en terrasse ont été réalisées, puis à la nature de terminer les travaux, entreprise du mieux réussie, un long couloir très végétalisé, ruban « sauvage » parsemé d’une ancienne cabine de surveillance, deux tunnels, une grande pelouse, avant de se hisser par une élégante passerelle sur les arcades de Daumesnil. Quittons-la en passant devant le quadrant solaire planté en bordure du jardin de Reuilly. Sur les grilles de celui-ci, les photos du quartier, avant et aujourd’hui, commentées avec nostalgie par un papy relogé dans un 13 m2, de grandes bâtisses simples, hautes de 12 et 15 étages plongent leurs regards sur nous. 
 
 
Empruntons la rue Montgallet. Vous avez un problème d’ordinateur, c’est ici ! A 100 m le passage Stinville bordé de deux immeubles  modernes aux balcons en enfilades, façade flanquée de longues plaques métalliques finement ciselées imitant des lianes quelque peu envahissantes. Ici rendons visite à la grosse baleine bleue, fontaine  du square St Eloi. Petit espace vert, très fleuri aux couleurs vives, cèdre côtoyant d’autres essences, un immeuble, tout lisse, maisons Merlin cage à lapins, de 16 étages le borde sur un quart, les autres plus parisiens sont plus éloignés.  Haut de la rue de Reuilly, à droite une immense serre de 3 étages, en trompe l’œil agrémente un mur borgne. 
   
 
Traversons pour se faufiler dans l’impasse Mousset, havre entretenu sauvage, en bordure de ce quartier de hautes bâtisses érigées après les coups de pelleteuses sans état d’âme. Un peu plus bas un passage étroit, le long du square St Charles, donne accès au boulevard Diderot, puis à la Nation où trône en son centre une allégorie en bronze de Dalou, char surmonté d’une sphère portant une femme, la république, tiré par 2 lions aidés par des représentations humaines  de l’abondance, du corps ouvrier, de la justice. Plus loin, aux abords de la place de la Réunion, des petites rues bordées de maisons basses et d’impasses en arête de poisson, nous mènent sur la butte du village de Charonne. Autrefois il y avait des vignes d’où rue des Vignoles. Rue Vitruve, une énorme salamandre, sculpture, grimpe en haut d’un mur sans nous regarder, elle est arrivée au 5 ème étage. A quelques numéros un petit hommage à Barbara qui a vécu plusieurs années dans ce quartier sous la bénédiction, en son point haut, de la petite église St Germain de Charonne, entourée de son cimetière, la seule dans Paris. Ici rencontre improbable d’un ancien venu fleurir et entretenir sa future demeure, et celles qui accueilleront ses amis, futur occupants.   Il nous est conté la vie de ce jardin des souvenirs et de ses occupants. Les fils de Malraux, et d’autres Noms, y ont pris résidence. Le père dit Magloire y séjourne, modeste mais illustre  roi des comptoirs du village, à qui ses compagnons de soirées  ont offert un magistral caveau, où trône un piédestal  surmonté d’un bronze sur pieds de J.J. Rousseau, provenance mystérieuse ; et puis il y a le petit fusillé …. Ne racontons pas tout, restez sur votre faim, il reste du chemin.
 
Nous arrivons maintenant porte de Bagnolet, en haut d’une petite butte, un îlot  pavillonnaire domine le boulevard extérieur, des maisons toutes différentes, en meulières, briques, pierres, avec petites courettes verdoyantes en façade, se dressent autour d’une rue circulaire. En prenant par le nord, station métro St Fargeau, début rue Haxo, un arrêt devant un superbe trompe l’œil, la façade d’un immeuble de 5 étages reproduite sur le pignon borgne, avec un pompier, en haut d’une grande échelle, portant secours à un matou ayant le vertige sur une arche au 4ème étage … à moins de 2 mètres on est  bluffé. Une mamie, nous écoutant, révèle habiter à 200 m et n’avoir jamais remarqué la grande échelle, et bien moins le mistigri. 
 
 
Filons rue de Belleville, stop, ce n’est pas un feu, un mur en haut duquel les têtes de personnalisés sont peintes. Plus bas, Place Fréhel une grande fresque, un détective accroupi, aux dimensions d’un géant, est en besogne, sur un autre immeuble des mannequins, grandeur nature, installent une énorme ardoise avec l’inscription : « il faut se méfier des mots », l’un travaille sur une nacelle, l’autre se tient en haut du toit. Prenons l’avenue Bolivar pour visiter le parc des Buttes Chaumont. C’est la montagne à Paris, à l’emplacement d’anciennes carrières de gypse, dessiné par Belgrand, sous les directives du baron Haussmann et mis en œuvre par le jardinier Halphen, dont la statue se trouve en haut de l’avenue Foch. C’est un haut lieu des parcs parisiens. On y voit, se dessiner sur ses pentes, de petits alpages bordés d’arbres, sillonnés tantôt de torrents qui sautent ou creusent de multiples rochers, tantôt des chemins en lacets, ici une très haute falaise surmontée d’un petit temple surplombant un lac, là une grotte creusée par une  haute cascade admirablement réalisée, ou un pont suspendu, un pont de pierres tout là haut dominant une rivière qui se jette dans le lac …. Allez y faire un tour ! L’heure tourne, le retour s’impose, toutefois sans omettre de se glisser dans l’insolite passage du Plateau, ruelle à peine plus large qu’un guidon de vélo, avant la descente vers le canal St Martin et ses passerelles japonisantes, ses multiples écluses.
 
 
 
On aura alors traversé la place du colonel Fabien, grand immeuble circulaire tout en verre et siège du Parti Communiste Français, un peu plus bas l’hôpital St Louis, le plus vieux de Paris, datant de Henri IV  il me semble. Au bout du canal, la place de la Bastille où s’époumone, en silence, le petit génie tenant bien haut sa trompette. La porte de Charenton marque la fin … on remballe … à la prochaine.  Un arrêt collation fût nécessaire dans le village de Charonne, sur une placette ombragée par un énorme magnolia, face à la petite boutique permanence du P.C., un resto sympa et de bonne cuisine, Le Magnolia d’Eden, à retenir. 
 
Daniel Calmels
 

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